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jeudi 20 décembre 2018

EN TELECHARGEMENT PDF du LIVRE - Qu'est-ce que l'Autonomie Ouvrière ? de Lúcia Bruno

Qu'est-ce que
l'Autonomie Ouvrière ?  
O que é Autonomia Operária
 (1985)

Lúcia Bruno


FORMAT PAPIER - 11*17 de 115p 
 dispo - 8 euros
Vosstanie Editions

Traduction du Portugais (Brésil)
Voir aussi 

La version audio du texte



Pour la critique du texte
Notre émission / discussion, débat 

EXTRAIT

Ce qui définit l'autonomie ouvrière comme pratique sociale, c'est sa capacité à créer des relations sociales d'un nouveau genre, qui se structurent en antagonismes ouverts avec les relations sociales existantes dans la société capitaliste. Dans quel sens ?

Dans le sens ou l'autonomie ouvrière s'exprime par la pratique de l'action directe contre le capital, sur les lieux de production — épine dorsale du capitalisme. Cette action directe unifie le pouvoir de décision et d'exécution, élimine la division entre travail manuel et intellectuel, abolit la séparation entre dirigeants et dirigés, et fait cesser la représentation par la délégation de pouvoir.

Sur le terrain de l'autonomie ouvrière, le travailleur ne se fait pas représenter. Il se représente.

Il s'agit d'un processus de lutte dans laquelle la classe ouvrière s'organise et se dirige, en se différenciant des classes dominantes, de leurs institutions, des pratiques et de l’idéologie d'intégration et d'exploitation. C'est une pratique qui unifie tous les fronts de lutte : économique, politique et idéologique, en ayant comme objectif final le socialisme.

lundi 5 novembre 2018

Progrès et barbarie / Mosin

Terres rares, lithium, cobalt: l'innovation capitaliste tue 


Échanges et mouvement septembre 2018, 86.p.


On a pu lire récemment ce texte: la face cachée de l'économie "verte" est terrifiantes...
"Ordinateurs, smartphones, tablettes, écrans tactiles, voitures électriques, capteurs solaires, éoliennes : tous ces objets qui nous environnent sont fabriqués avec des terres rares... 

Samarium, europium, lutécium, prométhéum, indium : qui connaît le nom de ces substances ?  
Tous ces métaux rares sont indispensables dans les technologies modernes...  
Or, l'extraction de ces métaux est une activité particulièrement énergivore et polluante: la purification passe par des  acides, il faut utiliser de l'eau qui va se charger en métaux lourds et infester les nappes phréatiques, les fleuves, les rivières...En Chine, cancers, accidents vasculaires, hypertension, ostéoporose, malformations osseuses se multiplient dans certaines régions minières. 
L'exploitation des terres rares se fait dans des conditions sanitaires et environnementales scandaleuses. Les énergies renouvelables fonctionnent grâce à l'utilisation de matières premières qui ne sont pas renouvelables. La transition énergétique est donc bel et bien une catastrophe écologique,  une façon de délocaliser la pollution dans des pays où sont exploités les métaux rares... (...) Non, la voiture électrique n'est pas vraiment écologique...Non, les énergies vertes ne sont pas exemptes de pollution...
On ne fait que déplacer le problème et l'exporter vers des pays où les conditions d'extraction des métaux rares sont déplorables et font fi de la santé des populations. Derrière les énergies vertes, on découvre une réalité terrible : celle des peuples qui sont sacrifiés au nom du profit et de la croissance économique. La face cachée de l'économie "verte" est terrifiante. "

Alors, on a voulu savoir de plus près ce qu'il en était et c'est ce qui suit. 

mercredi 12 septembre 2018

Le premier âge du capitalisme (1415-1763) tome 1: L'expansion européenne / Alain Bihr

 Le premier âge du capitalisme (1415-1763) 
tome 1: L'expansion européenne 

Alain Bihr

 
La montée en puissance contemporaine des « pays émergents », au premier rang desquels la Chine, venant après celle du Japon et des « dragons » sud-est-asiatiques (Corée, Taïwan…), oblige à réinterroger voire à réviser l’histoire du capitalisme. Et de se demander si le premier rôle, longtemps tenu par l’Europe occidentale, au sein de cette dernière n’avait été qu’un accident dont les conséquences seraient en train de s’épuiser et une parenthèse en train de se refermer.

Cet ouvrage soutient que, si l’Europe occidentale a été le berceau du capitalisme et a pu, des siècles durant, en constituer l’élément moteur et dirigeant, c’est à son emprise sur le restant du monde qu’elle l’a d’abord dû. Ce premier tome revient sur l’acte inaugural de ce processus : l’expansion dans laquelle elle s’est lancée en direction des continents américain, africain et asiatique à partir du 15e siècle et qui se poursuivra au cours des trois siècles suivants. Cet ouvrage décrit et analyse les deux formes fondamentales de cette expansion : commerciale et coloniale. Il en précise les principaux acteurs : les États et leurs agents, les compagnies commerciales, les diasporas marchandes, la foule des migrants anonymes, etc. Il en donne le résultat global : la constitution d’un premier monde centré sur l’Europe occidentale dans l’exacte mesure où c’est par elle et pour elle que les autres continents vont se trouver interconnectés et progressivement extravertis.

L’ouvrage s’attache à montrer qu’à travers les comptoirs commerciaux ouverts sur leurs côtes autant que par le biais des territoires occupés et colonisés dans leurs arrière-pays, des régions entières de ces continents ont commencé à être soumises à un processus d’exploitation et de domination. Ce processus opère par le biais du commerce forcé et déloyal, par l’échange inégal ou, plus directement encore, par la réduction au servage ou à l’esclavage de leurs populations.

Il explique ainsi comment les sociétés locales ont vu leurs propres circuits d’échange perturbés, leurs structures productives altérées, leurs pouvoirs politiques traditionnels instrumentalisés ou détruits. De la sorte, elles furent subordonnées aux exigences de la dynamique de formation du capitalisme en Europe même.

Mais, loin de verser dans une sorte de misérabilisme à l’égard des pays et populations en proie à l’expansion européenne, l’ouvrage insiste au contraire sur la résistance qu’ils ont su lui opposer, en la tenant souvent en échec. Résistance cependant inégale, fonction de leur développement historique antérieur et des structures sociales toujours singulières auxquelles il avait abouti.

C’est pourquoi l’ouvrage consacre également une grande attention à l’état de chacune des sociétés que les Européens vont aborder au cours de leur expansion. Il fournit de la sorte un panorama du monde à l’aube de cette dernière.

En dernier lieu, cette analyse de l’expansion européenne tente d’expliquer les divergences qui vont surgir entre les États européens quant au calendrier selon lequel ils vont se lancer dans cette aventure et les formes qu’ils vont y privilégier. Elle se penche également sur les rivalités et conflits qui vont les opposer et redistribuer les cartes entre eux à différentes reprises.

Enfin elle souligne les bénéfices fort inégaux que les divers États européens vont retirer de leur expansion outre-mer, dont la pleine explication est cependant renvoyée aux deux tomes suivants de l’ouvrage.

Éditions Syllepse 2018 - 696p.

mardi 31 juillet 2018

La théorie générale du droit et le marxisme / Evgeny Pashukanis

La théorie générale du droit et le marxisme 
Evgeny Pashukanis


Le droit, qui enserre toujours plus chaque moment de nos vies et qu’on érige en « ultima ratio » et dernier recours de toutes les luttes sociales est, étrangement, rarement critiqué en tant que tel. Dans ce classique du marxisme paru en 1924 et considéré jusqu’à aujourd’hui comme la contribution la plus décisive sur le sujet générée par ce courant de pensée, le théoricien russe, et future victime des purges staliniennes, Evgeny Pašukanis réfute bien évidemment toutes les théories classiques concernant l’intemporalité et la neutralité du droit qu’il traite comme un phénomène historique propre au capitalisme et qui peut donc être dépassé en même temps que ce dernier. Mais contrairement à certains marxistes, il ne le cantonne pas non plus aux domaines de l’idéologie et de la « superstructure » et plutôt que de s’arrêter à son contenu, c’est la forme juridique elle même qu’il analyse et fait découler directement du rapport d’échange marchand : « La sphère de domination, qui revêt la forme du droit subjectif, est un phénomène social qui est mis au compte de l’individu de la même manière que la valeur, autre phénomène social, est attribuée à la chose en tant que produit du travail. Le fétichisme de la marchandise est complété par le fétichisme juridique.

Les rapports des hommes dans le processus de production revêtent ainsi à un certain stade de développement une forme doublement énigmatique. Ils apparaissent d’une part comme des rapports entre des choses (marchandises) et d’autre part comme des
rapports de volonté entre des unités indépendantes les unes des autres, égales entre elles : comme des rapports entre sujets juridiques. A côté de la propriété mystique de la valeur surgit un phénomène non moins énigmatique : le droit. »

Cette réédition de la traduction de Jean-Marie Brohm - Préface : Karl Korsch - est suivie d’une postface de Léon Loiseau :  » Penser la réalité du droit avec E.B Pašukanis ».  Éditions Asymétrie 300p. 


mardi 26 juin 2018

À propos de parution prochaine de: Histoire populaire de la révolution portugaise de 1974-1975 de Raquel Varela aux Éditions Agone

De la falsification ou du trotskisme universitaire

À propos de la sortie prochaine de l’ouvrage, Histoire populaire de la révolution portugaise de 1974-1975 de Raquel Varela aux Éditions Agone (2018)

Ce texte aurait pu ne pas prendre forme, ce qu’il soulève aurait pu rester confiné dans les quelques minutes que nous y consacrons dans notre émission sur la Lutte des classes au Portugal (1) (2014). Mais la publication prochaine d’un ouvrage aux éditions Agone, maison d’Édition considérée comme proche d’un milieu dit anti-autoritaire au sens aussi large que confus nous incite à nous saisir de notre clavier. Non pour rétablir une certaine « justice » ou critiquer une ligne éditoriale dont on se moque complètement. On laissera d’ailleurs au seul lecteur le soin d’évaluer sous quel angle, il s’agit d’analyser la publication de ce titre. Bêtise, inculture politique, copinage universitaire ou coup éditorial ?
Pour notre part, il s’agira plutôt de traiter ici de ce que cet ouvrage passe volontairement sous silence et des conséquences de la falsification historique sur le plan politique. Pourquoi est-ce que cela nous semble important ? Parce qu’il sera le seul ouvrage en France sur la question dite du 25 avril 1974 à être disponible pour un large public francophone.


11p. VOSSTANIE ÉDITIONS

vendredi 1 juin 2018

Le pays de Cocagne / Hilario Franco Junior

Le pays de Cocagne

Un pays où tous les jours sont fériés, où on mange et on boit à volonté. Un pays où les murs des maisons sont faits de poissons gras, les toitures de lard fumé, les clôtures de viandes rôties et de jambons, où les meilleurs vins coulent dans les rivières. Un pays égalitaire où rien ne se vend ni ne s’achète, où les hommes, comme les femmes, choisissent librement leurs partenaires sexuels et satisfont à tous leurs désirs.

Chanté en vers ou en prose depuis des siècles dans tous les pays du monde, le pays de Cocagne est un territoire où les limites de la société sont allègrement transgressées, un pays qui est à la fois une critique sociale, un rêve collectif, un fantasme, une satire libertaire, une parodie anarchique de la culture dominante. Des Carmina Burana en passant par Freud ou la gastronomie médiévale, Hilário Franco Júnior nous livre ici une véritable archéologie de cette utopie radicale et de son interaction avec la vie quotidienne, politique, religieuse et économique.

Arkhe Éditions ISBN  978-2-918682-2-19 /384 pages

mardi 22 mai 2018

Qu'est-ce que l'Autonomie Ouvrière ? / Lúcia Bruno (parution)

Qu'est-ce que
l'Autonomie Ouvrière ?

Lúcia Bruno

Ce qui définit l'autonomie ouvrière comme pratique sociale, c'est sa capacité à créer des relations sociales d'un nouveau genre, qui se structurent en antagonismes ouverts avec les relations sociales existantes dans la société capitaliste. Dans quel sens ?

Dans le sens ou l'autonomie ouvrière s'exprime par la pratique de l'action directe contre le capital, sur les lieux de production — épine dorsale du capitalisme. Cette action directe unifie le pouvoir de décision et d'exécution, élimine la division entre travail manuel et intellectuel, abolit la séparation entre dirigeants et dirigés, et fait cesser la représentation par la délégation de pouvoir.

Sur le terrain de l'autonomie ouvrière, le travailleur ne se fait pas représenter. Il se représente.

Il s'agit d'un processus de lutte dans laquelle la classe ouvrière s'organise et se dirige, en se différenciant des classes dominantes, de leurs institutions, des pratiques et de l’idéologie d'intégration et d'exploitation. C'est une pratique qui unifie tous les fronts de lutte : économique, politique et idéologique, en ayant comme objectif final le socialisme.
       
VOSSTANIE ÉDITIONS - Traduction du Portugais (Brésil) 
Livre format 11*17 de 115p - Bibliographie - Prix 8 €



jeudi 3 mai 2018

L'Œuvre-monde: Essai sur la pensée du dernier Lukács / Pierre Rusch

L'Œuvre-monde
Essai sur la pensée du dernier Lukács

À partir de l'œuvre du dernier Lukács (1885-1971), cet essai vise à dégager quelques axes directeurs d'une pensée intégrée de l’homme, de la société et de la culture. La préoccupation majeure est de restituer cohérence et dignité à une réalité toujours plus morcelée : la vie quotidienne, lieu de toutes les aliénations, contient aussi en germe les formes d’activité les plus exigeantes et les plus rigoureuses. L’histoire montre certes comment ces sphères (spécifiées en religion, philosophie, droit, art, science, technique) se différencient et s’autonomisent progressivement, forgeant une nécessité propre qui vient se superposer à leurs fonctions sociales. Mais l’exigence morale s’accroît parallèlement de réintégrer toutes les avancées de l’esprit humain, et le souvenir de son histoire, dans une conscience commune de l’humanité. L’œuvre d’art a ici une valeur paradigmatique, dans sa capacité à créer des mondes démarqués du monde vécu, à la fois témoignages et revendications.


Avant-propos

Introduction
Chapitre premier. Statut et système de la pensée philosophique
Chapitre II. Le problème de l'idéologie
1. Un monstre bien étrange
2. De l'idée à l'idéologie : la problématique de l’Ontologie 
Chapitre III. La vie quotidienne
1. Premier balisage quotidien
2. Perspectives lukacsiennes

Chapitre IV. La totalité artistique
1. La mondanéité
a. Le « monde » comme concept
b. La mondanéité de l’art
2. Le concept de « particularité »
Conclusion : Du fait anthropologique au projet humain
Annexe : Préface de Die Eigenart des Ästhetischen (La Spécificité de la sphère esthétique)
Bibliographie
Index nominal

Editions Klincksieck 304p.

mercredi 11 avril 2018

Kallocaïne / Karin Boye

Dans une société où la surveillance de tous, sous l’œil vigilant de la police, est l’affaire de chacun, le chimiste Leo Kall met au point un sérum de vérité qui offre à l’État Mondial l’outil de contrôle total qui lui manquait. En privant l’individu de son dernier jardin secret, la Kallocaïne permet de débusquer les rêves de liberté que continuent d’entretenir de rares citoyens. Elle permettra également à son inventeur de surmonter, au prix d’un viol psychique, une crise personnelle qui lui fera remettre en cause nombre de ses certitudes. Et si la mystérieuse cité fondée sur la confiance à laquelle aspirent les derniers résistants n’était pas qu’un rêve ?


Nouvelle traduction intégrale. Traduction du suédois par Leo Dhayer.

jeudi 5 avril 2018

PRATIQUE MILITANTE ET ÉCRITS D'UN OUVRIER COMMUNARD / Eugène VARLIN

PRATIQUE MILITANTE & ÉCRITS D'UN OUVRIER COMMUNARD


Eugène Varlin, grand militant sous la Commune de Paris. L'auteur dresse le portrait d'une des grandes figures ouvrières et prolétaires militantes. Acteur de la prise de conscience révolutionnaire sous le Second Empire, Varlin est à l'origine de la création de coopératives et de restaurants ouvriers, de l'implantation des sections de la 1ère Internationale. Il participe aux grèves à Genève, à Paris, au Creusot. Il voit la chute de l'Empire et le siège de Paris. A trente-deux ans, Varlin tombe sous les balles versaillaises.

Éditions L'Harmattan 2002 - 190p. Présentation par Paule Lejeune à l'origine de la première édition chez Maspéro.

lundi 19 mars 2018

Introduction à l'histoire du MOUVEMENT LIBERTAIRE AU PORTUGAL

Introduction à l'histoire du 
MOUVEMENT LIBERTAIRE 
AU PORTUGAL
Suivi de 
Caractéristiques de l'activité fouriériste 
dans la Péninsule ibérique.

CARLOS DA FONSECA


 La première édition de cette brochure est parue au CIRA 
[Centre International de Recherches sur l'Anarchisme] en 1973.

Le deuxième texte est extrait de la revue   
Autogestion et Socialisme, Charles FOURIER, Paris: Anthropos, n°20/21 - 1972.


TABLE

1. Sources d'inspiration

(Proudhon, Reclus et Kropotkine, Le syndicalisme révolutionnaire).

2. La Première Internationale ; La traversée du désert.

3. L'expansion de l'idéal libertaire.

4. Le terrorisme révolutionnaire.

5. L'orientation syndicaliste.

6. Congrès et conférences anarchistes.

Petit répertoire de la presse anarchiste portugaise [1886-1932]

Suivi de  

Caractéristiques de l'activité fouriériste 
dans la Péninsule ibérique.

*




EXTRAIT




“Considérant que la propriété individuelle, la matière première et les instruments de travail, dans l'organisation sociale actuelle, sont l'origine de la misère des travailleurs;
que l'état politique indispensable au maintien de la propriété individuelle, est la cause du despotisme, du privilège, de la division des classes, de la décomposition et de la corruption sociale;

que, en conséquence, la classe laborieuse, pour atteindre un meilleur avenir et réaliser son émancipation, doit éliminer l’État et la propriété individuelle;

que l'émancipation de la classe laborieuse ne consiste pas à usurper la ploutocratie, mais à la détruire, quelle qu'elle soit…

Le groupe communiste-anarchiste de Lisbonne se constitue indépendamment de tout parti politique, pour répandre et développer ses théories, prêcher la révolution et la liquidation sociale, comme moyen indispensable à l'émancipation des classes laborieuses. En conséquence le groupe communiste-anarchiste repousse :

1) - la légalité des moyens d'action tels que les agitations électorales ou les mystifications parlementaires;

2 ) - la légalité imposée par l’État ou la religion, à la constitution de la famille
3) - la soumission à toute autorité personnelle ou législative, absolue, mandataire
ou paternelle;

4) - le sentiment patriotique ou national, l'égoïsme de race, de religions et de langues.

Comme moyens d'action le groupe communiste-anarchiste accepte ceux que prescrivent les revendications de la personnalité individuelle et les conditions de la société :
1) – la pratique de la solidarité avec tous les groupes et tous les individus qui veulent, comme nous, détruire le système social contemporain;

2) –l'abstention du suffrage, la désertion de la caserne, la grève violente, la propagande illégale sur le terrain des faits, et tous les autres moyens qui peuvent hâter la décomposition politique et économique des états;

3) – la vigilance attentive pour profiter de toute désorganisation des pouvoirs publics et procéder à la liquidation sociale.

Et, en prévision de l'organisation future, le groupe inscrit sur sa bannière, les mots
Communisme-anarchisme”

Grupo Comunista-Anarquista de Lisbonne : Revoltado n°1, 1887

voir aussi


(Sur la révolution dite des "oeillets" ou la transition démocratique portugaise)


 Un grand merci au CIRA de Lausanne qui vient de nous communiquer certaines corrections que Carlos da Fonseca avait effectué sur la brochure. Nous éditerons d'ici quelques temps un nouveau PDF de l'ouvrage.

[EN TÉLÉCHARGEMENT] Pour une critique de l'Idéologie Boulangère (2e édition PDF)

Pour une critique de  
l'idéologie boulangère
Décroissants de la brioche et une Rolls! 
  2ème édition revue et augmentée

 TÉLÉCHARGER


« Quand la dernière solution à la mode proposée, et prônée, n'est autre que d'être un animateur à mégaphone, un boutiquier alternatif équitable ou un épicier radicalement bio et autogéré;

Quand la frugalité, l'éloge de la « simplicité volontaire » et les traités « Maussiens » sur le renoncement au quantitatif s'affichent dans de nombreuses librairies radicales, c'est que la soumission à l'ordre dominant s'annonce des plus fantastique.

L'éloge du qualitatif dans la société capitaliste n'est ni plus ni moins que le retour de l'Homo - œconomicus qui revient par la fenêtre!

L'audience des discours, leurs diffusions, n'est pas sans nous faire penser que le prochain « serrage de ceinture » sera pour le prolétariat ! Qui, c'est bien connu, ne s'achète que des écrans plasma avec ses 900 euros.

Il n'y a qu'un pas pour penser que l'idéologie qui vient est toujours l'idéologie de la classe ascendante, c'est à dire celle qui annonce la prochaine offensive contre les exploités
».

Compil de textes Vosstanie 
  2ème édition revue et augmentée

 Vosstanie Éditions 2018- 120 pages.


jeudi 18 janvier 2018

Le Spartakisme / Gilbert Badia

Les dernières années de 
Rosa Luxemburg et de 
Karl Liebknecht 
1914-1919


"Août 1914. Déclaration de la « grande guerre ». Oublieux des résolutions votées peu avant, le parti social-démocrate allemand, invoquant le péril « cosaque ». adopte la politique d'Union sacrée. Seul, au Reichstag, Karl Liebknecht s'insurge contre le vote des crédits militaires.

Autour de Liebknecht et Rosa Luxemburg, s’organisent peu à peu les militants socialistes qui réprouvent l'attitude prise par la direction de leur parti. Ces opposants, qui prendront en 1916 le nom de Spartakistes, vont lutter sans relâche pour éclairer les masses sur le caractère impérialiste de la guerre.

Manifestations de rues, distributions de tracts, grèves qui, en avril 1917, prendront une ampleur considérable. La révolution russe, bientôt, décuple les espoirs...

Novembre 1918. Soulèvement des marins de Kiel. A l’action antimilitariste succède, pour le « groupe Spartacus », la vraie lutte, celle qui devrait amener la naissance d'une république socialiste allemande.

La bourgeoisie, l'armée, les socialistes « majoritaires » se liguent contre le mouvement révolutionnaire, et c'est la semaine sanglante de janvier 1919. Liebknecht et Rosa Luxemburg, arrêtés à Berlin, sont assassinés dans la nuit. « Spartacus écrasé ! » titrent les journaux. Mais la 3e Internationale est née.

Le Spartakisme, spectre terrifiant pour les contemporains, a pris, une fois disparu, l'aspect d’un mythe. Karl Liebknecht, Rosa Luxemburg, tendent à de venir des personnages de légende.

Gilbert Bad nous propose ici la relation et l’analyse minutieuses d’événements souvent mal connus ou déformés, et fait apparaître la vraie figure de ces révolutionnaires, affrontés à des problèmes étrangement actuels.

Vingt-trois documents (Journal de Radek, rapports de militants spartakistes, lettres de Liebknecht et de Rosa Luxemburg, rapport d'Eberlein), dont beaucoup sont totalement inédits, complètent cette étude, plongeant le lecteur dans l'atmosphère d’une lutte encore plus complexe et héroïque qu’on ne l’imagine. "

Editions de L'Arche 1967 - 438p. 

Note: Un ouvrage à ne pas confondre avec Les spartakistes : 1918, L'Allemagne en révolution (Collection Archives (n° 21), Gallimard 1973 ) puis ré-édité aux Éditions Aden Bruxelles en 2008.
 

vendredi 5 janvier 2018

Cœur indigné / Charles Denby

Cœur indigné 
Autobiographie d'un ouvrier noir américain.
Charles Denby


Petit-fils d'esclaves, Charles Denby (1907-1983) passe son enfance sur une plantation de coton de l'Alabama avant d'aller chercher du travail dans les usines automobiles de Detroit, dans le Michigan, où il deviendra un militant syndical pugnace. Sur la plantation, la grand-mère raconte ses souvenirs du temps de l'esclavage, les métayers noirs se défendent comme ils le peuvent contre les exactions des propriétaires blancs, et les jeunes partent vers le Nord où ils espèrent échapper au racisme et à l'exploitation. Mais dans les usines du Nord, les Afro-Américains sont relégués aux postes les plus durs, les moins qualifiés et les plus mal payés — et les dirigeants syndicaux les incitent surtout à prendre patience. Alors Denby apprend à se battre. En pleine Seconde Guerre mondiale, il organise une grève sauvage dans son atelier, ce qui lui vaut d'être repéré par des militants communistes et trotskistes locaux. Les années 1943 à 1951 sont des années d'apprentissage syndical et politique — et de confrontation directe aux multiples formes du racisme à l'usine et dans les groupes politiques.

En 1948, Denby se lie avec les membres d'une fraction d'opposition qui rompra bientôt avec le trotskisme : la tendance Johnson-Forest. Johnson était le pseudonyme de l'intellectuel et militant antillais C.L.R. James (1901-1989) qui vivait aux États-Unis depuis 1938 ; Forest était celui de Raya Dunayevskaya (1910-1987), militante socialiste née en Ukraine, qui avait été brièvement secrétaire de Léon Trotski à Mexico en 1937. Le petit groupe qui se rassemble autour d'eux développe une analyse critique de la réalité des rapports de production en Union soviétique et met en question la nécessité d'un parti de révolutionnaires professionnels. Par de nombreux aspects, l'évolution de la tendance Johnson-Forest est proche de celle du groupe français Socialisme ou Barbarie qui se constitue à la même époque. Dans la lignée de l'enquête ouvrière conçue par Marx en 1880, le groupe américain s'efforce de susciter des témoignages en provenance de différentes composantes de la classe ouvrière et Denby est encouragé à raconter ses expériences de prolétaire noir.

Dans la première partie de ses souvenirs, parue en 1952 sous le pseudonyme de Matthew Ward, Denby fait revivre avec force détails le monde à la fois violent et solidaire de la plantation avant de relater ses nombreuses expériences de prolétaire afro-américain dans le Sud ségrégationniste et dans le Nord industriel. Mais qu'il s'agisse d'une plantation de coton en Alabama dans les années 10, d'une usine de construction automobile à Detroit dans les années 20, de la ville de Montgomery dans les années 30 ou d'une usine de guerre dans les années 40, c'est sans aucun misérabilisme que Denby évoque ces mondes où règnent l'oppression raciale et l'exploitation économique. Avec un talent de conteur qu'on sent nourri d'une riche tradition orale, il fait la chronique des multiples actes de résistance plus ou moins ouverte par lesquels les exploités contre-attaquent. Certaines histoires ont sans doute été racontées plus d'une fois et l'auditoire a dû se réjouir comme nous de tels et tels tours joués par ceux qui n'ont rien à ceux qui se croient tout puissants.

La seconde partie du livre, publiée en 1978 à la suite de la réédition du texte de 1952, nous fait pénétrer dans un monde nouveau. Les premiers chapitres racontent le boycott des bus de Montgomery, point de départ du Mouvement pour les droits civiques des Afro-Américains dans les années 50 et 60. Ces pages font écho au récit haut en couleur que faisait Denby, dans la première partie du livre, de sa propre révolte dans un bus de Montgomery vingt ans auparavant. Mais cette fois-ci, il ne s'agit plus d'une révolte individuelle et ponctuelle mais bien d'un mouvement massif de lutte contre l'ensemble des règles de la ségrégation dans les États du Sud. Dès le début, Denby s'implique fortement dans ce mouvement, retournant dans le Sud chaque fois qu'il le peut, rencontrant Martin Luther King, Rosa Parks et bien des anonymes dont les actes courageux mettaient en question tous les aspects d'un système d'oppression séculaire. En 1955, Denby devient rédacteur en chef d'un journal ouvrier, News and Letters, dans lequel il rend compte, tout au long des années 50 et 60, des luttes du mouvement de libération noir et de ses débats internes. Ouvrier de production dans l'industrie automobile jusqu'à sa retraite en 1973, il observe aussi attentivement les conséquences de l'automatisation sur les conditions de travail dans les usines et les formes que prend la révolte contre cette soumission de plus en plus contraignante de l'homme à la machine. En 1973 comme en 1943, il est du côté de ceux dont la révolte se traduit par des grèves sauvages échappant au contrôle d'une bureaucratie syndicale contre laquelle il n'a cessé de se battre.

Éditions Plein Chant, (Voix d'en bas), 2017, Traduit de l'américain et présenté par Camille Estienne. 448 pages.

L'objet du Blog

Proposer une liste d'ouvrages pour la formation militante et le débat.

Ceci dans une perspective révolutionnaire classiste anticapitaliste et internationaliste, anti-autoritaire.

Nous ne parlerons ici que des ouvrages stimulants et éviterons les marchandises à la mode, le verbiage militant.

Quelques fois les ouvrages seront disponibles en téléchargement au format PDF.

N'hésitez pas à laisser vos commentaires sur les ouvrages.